voir un ami pleurer
El otro dia estuve comiendo con una compi de piso en uno de esos restaurantes bengalis que anidan como setas en otoño por lavapiés, de menú a siete cincuenta de lunes a jueves algo asi como de primero patatas rebozadas o samosa qué mas da, y de segundo pollo tika massala y luego té y tal.., estábamos solas en el local con una de esas estufas que te ponen en todo el local parecidas a las que te ponen en Bruselas para comerte la paella en la calle o las que te venden en el menaje del hogar por 30 eurillos sin garantia, la camarera era colombiana o eso creíamos porque nos recordaba a una amiga común que es colombiana, la pobre mujer se tiró toda la comida preguntándonos si queríamos agua de vernos llorar, vamos un poemón, algo asi como esto jacques brel claro está, todo un clásico..., no podía faltar...dedicado a quienes habeis llorado con un@amig@ o la/le habeis visto llorar
Bien sûr il y a les guerres d'Irlande
Et les peuplades sans musique
Bien sûr tout ce manque de tendres
Il n'y a plus d'Amérique
Bien sûr l'argent n'a pas d'odeur
Mais pas d'odeur me monte au nez
Bien sûr on marche sur les fleurs
Mais voir un ami pleurer!
Bien sûr il y a nos défaites
Et puis la mort qui est tout au bout
Nos corps inclinent déjà la tête
Étonnés d'être encore debout
Bien sûr les femmes infidèles
Et les oiseaux assassinés
Bien sûr nos coeurs perdent leurs ailes
Mais mais voir un ami pleurer!
Bien sûr ces villes épuisées
Par ces enfants de cinquante ans
Notre impuissance à les aider
Et nos amours qui ont mal aux dents
Bien sûr le temps qui va trop vite
Ces métro remplis de noyés
La vérité qui nous évite
Mais voir un ami pleurer!
Bien sûr nos miroirs sont intègres
Ni le courage d'être juifs
Ni l'élégance d'être nègres
On se croit mèche on n'est que suif
Et tous ces hommes qui sont nos frères
Tellement qu'on n'est plus étonnés
Que par amour ils nous lacèrent
Mais voir un ami pleurer
